BEESYN, une approche holistique pour un projet de recherche ambitieux

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Le Plan fédéral Abeilles 2017‐2019 du Service public fédéral Belge avait annoncé le lancement d’un nouveau projet de recherche intitulé BEESYN. Le projet est désormais sur les rails. Son but  est d’identifier l’impact des produits chimiques sur la mortalité des abeilles domestiques en Belgique en tenant compte des interactions de ces produits avec les autres causes potentielles de mortalité c’est-à-dire des facteurs de stress tel que pathogènes, parasites, gestion des colonies d’abeilles, ressources alimentaires, modifications climatiques. L’originalité du projet est  de proposer une approche holistique des facteurs de stress. 

Les partenaires du projet sont les organismes suivants:

  • Le CARI coordonne le projet. Il est en relation avec les apiculteurs (communication) et bénéficie d’une expertise en matière de réglementation des pesticides (en relation avec Bee Life). Il se chargera des tests écotoxicologiques et du monitoring (quantité de varroas et de miel).
  • Laboratory of Molecular Entomology and Bee Pathology, Department of Biochemistry and Microbiology, Ghent University, spécialisé dans la pathologie des abeilles (BEEDOC, BeeDoctor, BeeClinic …), en relation étroite avec les apiculteurs (communication). Le laboratoire se chargera des projets liés à la santé et à la gestion des abeilles.
  • Unité Protection des plantes et écotoxicologie, CRA-W – Centre wallon de Recherches agronomiques dont la mission est principalement de retracer l’origine des contaminants
    (tests écotoxicologiques, relation avec les agriculteurs, analyses statistiques)

L’étude devrait pouvoir donner des recommandations au monde politique sur certains points importants comme les procédures d’autorisation de certaines molécules à risque (médicaments, produits phyto-pharmaceutiques, biocides). Il devrait également donner des conseils pratiques au monde apicole, proposer une boîte à outils avec des indicateurs de la bonne santé des colonies et un plan de surveillance des pesticides (clothianidine, thiaméthoxame,  fipronil , imidaclopride). 

Le projet a commencé en janvier 2018 et se poursuivra jusqu’en 2020 avec le programme général suivant:

  • 2018 – Etablissement du réseau de surveillance et collecte des données.
  • 2019 – Analyses de données et étude de l’effet de la combinaison des facteurs de stress dans des conditions de laboratoire.
  • 2020 – Poursuivre les analyses des données et l’étude de l’effet de la combinaison des facteurs de stress dans les conditions de terrain.
  • Communication des résultats.

En 2018, 100 ruchers seront dans le réseau de surveillance: 50 ruchers identifiés “à problème” (25 en Flandre et 25 en Wallonie) et 50 ruchers identifiés “sains” (25 en Flandre et 25 en Wallonie). 3 visites sont prévues: au printemps (avril / mai), en été (juillet / août), et en automne (septembre / octobre). Chaque visite fera l’objet d’un questionnaire d’une visite de colonies et d’un échantillonnage.

La première année sera également mise à profit pour recueillir et “toiletter” l’ensemble des données existantes qui portent sur plus de 1500 ruchers durant la période 2011-2018. Une centralisation de ces données issues de plusieurs autres programmes de recherche sera réalisée et conduira à une première étude exploratoire des combinaisons des facteurs de stress.

Envie de participer? Vous pouvez contacter:

Marie Warnier au CARI – labo(at)cari.be
Lina de Smet à l’UGent – Lina.DeSmet(at)UGent.be
Gilles San Martin au CRA-W – g.sanmartin(at)cra-wallonie.be

Présentation complète du projet (en anglais)