2 thoughts on “Commerce de la cire en Belgique – avis du SPF Santé publique

  1. soudant

    Comment l’afsca peut elle dire qu’un apiculteur est responsable de son miel si les cires qu’il achète sont polluées ?

  2. ,

    Bonjour Mr Soudant,
    Le fait d’acheter des produits apicoles non-conformes ne nous autorisent pas,nous apiculteurs, à intoxiquer ou empoisonner même involontairement les personnes qui nous achètent du miel.
    Mais je suis d’accord avec vous: il y a une inadéquation entre certaines décisions de l’afsca et la réalité du terrain.Par exemple, le miel qui contient des traces de pesticides, sera considéré comme dangereux et donc à retirer du marché, mais les pommes pulvérisées 50 fois avec les mêmes pesticides seront bel et bien vendues aux consommateurs. Pour rappel, le rôle de l’afsca n’est pas de défendre les producteurs de denrées alimentaires mais de protéger les consommateurs en retirant du marché des denrées à risques. Et les pommes pulvérisées ne le sont pas, c’est bien connu!
    Toutefois des solutions seraient possibles. Vous savez sans doute que l’afsca dédommage les pertes dues à certaines maladies à déclaration obligatoire , pertes qui entraînent la destruction partielle ou totale du cheptel et du matériel(pour autant que l’apiculteur soit déclaré à l’afsca) . Or aucun apiculteur ne demande à recevoir ce genre de maladies, ni des cires contaminées ni des pesticides ni des parasites importés. On pourrait considérer ces fléaux entraînant par la suite une destruction par l’afsca, au même titre que les maladies à déclaration obligatoire. Ce qui entraînerait d’office un dédommagement pour l’apiculteur victime.

    Il ne dépend que de nous de créer un comité de défense des apiculteurs (rôle sensé revenir aux différentes fédérations qui font ce qu’elles peuvent avec le peu de moyens dont elles disposent) et de prendre un avocat pour faire valoir nos droits en cas de sinistre. Car pour l’instant, nous n’avons aucun recours légal : pas le droit de prélever des échantillons de pesticides chez le fermier distrait, pas le droit d’exiger un remboursement de cire contaminée par hasard, pas le droit de protéger son cheptel de l’importation de parasites qui accompagnent les importations de colonies.
    Remercions quand même les différentes personnes et associations qui nous ont permis et nous permettent d’être au courant de tous ces faits, qui nous permettent de nous exprimer publiquement et qui ne manqueront pas de donner suite….Mais peut-être que je rêve éveillé.

    Bien à vous, Léon Quiévy

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