Réunion des ruchers écoles 2018

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Ordre du jour de la réunion

1 – GénéralitésAgnès FAYET, chargée du Volet 1 du projet Bee Wallonie

  • Quelques données sur les ruchers écoles en 2018
  • Les principales sources d’information

2 – Présentation de l’expérience de deux ruchers écoles

  • Ecole namuroise d’apiculture: un rucher école à dimension sociale – Myriam DUCKERS et Marie-Madeleine TOURNAY 
  • Rucher expérimental Houille-Lesse-Semois: expérience d’une adaptation au nouveau cadre réglementaire – Michel PONCELET

3 – Le point sur la réforme de la formation – Jean-Marc CHEVAL, attaché à la DG03 de la Région Wallonne

  • Premier bilan
  • Infos sur l’exercice en cours
  • Perspectives et voies d’amélioration

Compte rendu de la réunion du vendredi 19 janvier (de 18 à 22h15)

8 Personnes excusées : Agnès Beulens (RE Abeille du Hain) ; Yonel Wautier (Centre de formation apicole de Bertrix) ; Doris Kötgen (Königlicher Bienenzuchtverein Eupen und Umgebung) ; André Jusseret (L’Abeille Arlonaise) ; François Mathy (Parc naturel Viroin-Hermeton) ; Marc Plainchamp (Rucher école de Bertrix) ; Jean-Luc Strebelle (Rucher Ecole de l’IPES de Tournai) ; Marc Faveaux (Rucher école de Florenne-Walcourt)

27 Ruchers écoles représentés et 44 Personnes présentes : Emmanuel Haubruge (Compagnons de Saint-Ambroise) ; Michel Poncelet (Rucher expérimental Houille-Lesse-Semois) ; Franz B alleux (Rucher expérimental Houille-Lesse-Semois) ; Chantal Jamotte (Rucher expérimental Houille-Lesse-Semois) ; Serge Delhoux (Section apicole de Courcelles) ; Michel Sagaert (RE Mouscron) ; André Fontignie (RE de la Ville de Huy Amis des abeilles) ; Christine Baetens (SRABE) ; Bruno Harmant (RE de Rebecq-Enghien) ; Carlo Mutti (RE de Mariemont) ; Philippe Cayman (RE des Hauts Pays) ; Véronique Léchevin (RE des Hauts Pays) ; Vincent Tourneur (RE des Hauts Pays) ; Romain Jenard (RE des Hauts Pays) ; Corinne Tonin (RE des Hauts Pays) ; Luc Pochet (RE Mouch’ti brabançon) ; Claude Englebert (RE Mouch’ti brabançon) ; Isabelle Illing (Les Divines abeilles, Berloz) ; Jocelyne Collard (Les Babeilles de Michamp) ;  Pierre Klee (Ruchers du Sud Luxembourg) ; François Rongvaux (Ruchers du Sud Luxembourg) ; Thierry Mertens (RE de Peruwelz) ; Jean-Marie Casier (RE de Peruwelz) ; Jean-Luc Rochart (RE de Peruwelz) ; Julien Jeuniaux (RE de Peruwelz) ; Francis Lemaire (Association des apiculteurs de Jodoigne et environs) ; Eddy Dagrain (Association des apiculteurs de Jodoigne et environs) ; Albert Maréchal (Rucher école de la FRPLA) ; Marie-Madeleine Tournay (Ecole namuroise d’apiculture) ; Myriam Duckers  (Ecole namuroise d’apiculture) ; Arlette Stranard (Rucher école de Lobbes) ; Jean-Lou Palmaerts (Association des apiculteurs de Jodoigne et environs) ; Philippe-Auguste Roberti (La Planche d’envol) ; Raymond Walmacq (APIVAL asbl Genappe) ; Benoît Manet (Les avettes du Mont des Frênes) ; Francis Moureau (Ecole de Tenneville) ; Tanguy Marcotty (L’Api d’Amon nos-ôtes) ; Marie-Catherine Vanderick (L’Api d’Amon nos-ôtes) ; Ahmed Amouri (Cercle apicole Apibrabant) ; Sylvie Burgeon (Cercle apicole Apibrabant) ; Jacques Janssen (Bee Queen) ; Isabelle Matis (Institut apicole de Charleroi) ; Virginie Vogels (Institut apicole de Charleroi) ; Mohammed Hammida (Rucher Ecole de la Vallée de l’Ourthe et Neblon)

Etienne Bruneau souhaite la bienvenue aux participants avant de passer la parole à Agnès Fayet qui présente, en guise d’introduction, quelques données concernant les ruchers écoles en 2017-2018.

 

 

Répartition des centres de formation sur le territoire wallon

Deux représentants de ruchers écoles ont été ensuite invités à prendre la parole. Myriam Duckers a présenté les différents pôles d’engagement de l’Ecole d’apiculture de Namur. Le rucher école collabore activement avec la Ville de Namur et les associations natures. L’équipe élève des carnica, demande un minerval de 150 euros pour 2 ans qui donne droit à un essaim et à la Belgique apicole.

Ecole Namuroise d’Apiculture

Michel Poncelet, représentant de l’équipe du Rucher expérimental Houille Lesse Semois, a répondu à la question : qu’est-ce que la modification du cadre réglementaire de la Région Wallonne a changé (empiré/amélioré) pour organiser des formations au sein du ruche école ? Son retour d’expérience est extrêmement positif. Il souligne l’importance de travailler au sein d’une équipe pédagogique, de répondre à une nécessité géographique et écologique, d’avoir les moyens de faire une école (infrastructure, école reconnue avec un local pratique et théorique, matériel didactique, cheptel biologique convenable, matériel d’élevage, une “miellerie AFSCA résistante”, etc.) , un programme clair, des ressources financières et politiques, le statut d’asbl… Rien n’a fondamentalement changé avec la réforme pour le rucher HLS. Il insiste sur l’aspect le plus important selon lui: le référentiel de compétences. “Les contraintes matérielles et pédagogiques arrêtées par le Ministre, devenues obligatoires pour tout le monde étaient bien nécessaires pour éviter les excès et égarements de toutes sortes.”

L’apiculture – L’enseignement des notions fondamentales sont confiées aux ruchers écoles dans le cadre des cours de base.

Jean-Marc Cheval a ensuite pris la parole pour présenter le bilan et les perspectives de la formation en apiculture en Région wallonne. Il est revenu sur les grands principes de cette réforme, la base légale, la procédure d’appel à projet, la sélection des dossiers et le bilan 2016 et 2017 de l’opération.

Réforme de la formation apicole – Bilan et perspectives – 2018

La présentation a été nourrie par un débat passionné avec la salle. Plusieurs remarques ont été faites et de nombreuses questions ont trouvé une réponse. Voici quelques-uns des thèmes abordés dans les échanges:

Appel à projet
  • Il a lieu chaque année mais porte sur une période de 2 ou 3 ans. Il ne doit pas être renouvelé pour la 2° ou 3° année mais un centre de formation peut entrer un dossier chaque année pour une période de 2 ou 3 ans c’est-à-dire démarrer une première année chaque année en parallèle avec la session précédente.
  • Les documents à rentrer en 2018 bénéficieront d’une certaine simplification puisque les cv des personnes de l’équipe qui ont déjà été fournis ne devront plus être joints au dossier. De même, si l’équipe d’encadrement ne change pas,  la simple mention des noms et prénoms suffira. Avec la routine, remplir un dossier devrait devenir de moins en moins fastidieux.
  • L’appel à projet 2018 sera probablement lancé début mars.
  • La liste des conférenciers DG03 sera bientôt disponible sur la future page apiculture du site de la DGO3. Cette liste sera réalisée au plus vite. Elle comprendra les formateurs pratiques (qui sont généralement inféodés à un rucher école à l’autre) et les conférenciers. Une liste de conférenciers existe déjà sur le site Bee Wallonie, incluant une thématique des spécialités des conférenciers référencés et les zones géographiques qu’ils acceptent de couvrir.
  • L’appel à projet pour les conférences est annuel.
  • Il reste nécessaire de fournir la signature des élèves pour valider leur présence. Une présence de 80% des élèves au cours est nécessaire.
  • Un formulaire électronique sera sans doute disponible à l’avenir (après 5 ans de fonctionnement de système). Nous sommes encore pour l’instant dans une phase d’évaluation et les formulaires à remplir peuvent encore évoluer.
La sélection des projets
  • Cote d’exclusion. Le rucher école du Parc naturel des Hauts Pays intervient à propos de 2 refus consécutifs de dossier. M. Cayman juge la cote d’exclusion (malus) non recevable car la règle n’a pas été précisée au moment d’entrer le dossier mais a été communiquée a posteriori. J.M.Cheval précise qu’il n’y  a aucune obligation pour la Région à communiquer la base de sélection des dossiers.
  • Retard dans l’évaluation des appels à projets. J.M.Cheval est seul à gérer la totalité des appels à projets. Les deux premières années ont été des années-tests. A l’avenir, la procédure sera simplifiée et devra être plus affaire de routine. La procédure administrative devrait être avancée dans l’année en 2018.
Budget, avance budgétaire et déclaration de créance
  • Avance budgétaire de 20%.  Un seul rucher école (L’Api d’Amon nos-ôtes) a envoyé une déclaration de créance pour avance. Les autres disent n’avoir reçu aucune information dans ce sens.
  • Amélioration proposée: la possibilité pour les centres de formation de demander une avance de 80% pour permettre de payer les formateurs et les conférenciers. La liquidation sera faite le plus rapidement possible et les pièces justificatives seront demandées par la suite. Toute avance devra être justifiée par des dépenses.
  • Carlo Mutti (RE de Mariemont), considère que la formation apicole est sous-financée avec 235.000 euros/an. Il considère que le service de pollinisation assuré par les apiculteurs n’est pas reconnu à sa juste valeur. J.L.Cheval répond que le budget global de la formation en agriculture en Région Wallonne est de 1 million d’euros. La formation apicole représente  25% de ce financement alors que la part économique représentée par l’agriculture est beaucoup plus importante que celle représentée par l’apiculture même si on tient compte des services écosystémiques rendus par l’apiculture. Il a estimé à 25 million d’euros, selon le modèle de l’INRA, l’apport écosystémique via la pollinisation des fruitiers et des oléo-protéagineux (sans tenir compte de l’économie ménagère et de l’impact sur la biodiversité qui sont impossibles à chiffrer). Cette somme est négligeable en rapport à la valeur économique agricole en Région Wallonne. Ceci en dehors des cours de type A (cours d’accès à la profession qui n’existent pas pour l’apiculture). François Rongvaux fait remarquer que l’apiculture wallonne est en majorité hobbyiste et ne peut pas prétendre à une subvention comparable à celle attribuée à un secteur professionnel.
Dépenses éligibles
  • Les frais de fonctionnement (y compris les frais liés aux ruches c’est-à-dire les cires, les produits de traitement, les essaims de remplacement).  Les frais d’investissement ne sont pas éligibles à la subvention. Toutes les dépenses doivent être justifiées donc facturées.
  • Les frais d’achats de manuel sont acceptés mais les ruchers écoles sont invités à demander par mail si le manuel choisi est éligible à la subvention.
  • Les frais liés à la mise en ordre du statut (asbl) sont pris en charge.
  • Les frais d’assurance.
  • Une trousse de secours (avec Epipen…) peut être remboursé: c’est à mettre dans les frais d’assurance.

A l’issue de la réunion, un rouleau de 18 posters “Flore mellifère” réalisés par Etienne BRUNEAU dans le cadre du Programme Miel européen (avec l’appui de la graphiste du CARI Sabine MALFAIT) a été distribué gratuitement aux ruchers écoles. Le prix de vente de ce rouleau de posters en dehors de ce cadre est de 65 euros. Pour les lecteurs d’Abeilles&Cie, il s’agit de la version “poster” des fiches centrales publiées dans la revue en 2014, 2015 et 2016: 

 

 

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