Stress et transhumance

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Aux Etats-Unis, les services de pollinisation assurés par les abeilles sont assez lucratifs et de nombreuses colonies sont dédiées à cela. Elles traversent  le pays en camion en fonction de la demande en pollinisateurs : amandiers, baies, pommes, cucurbitacées… Les colonies sont déplacées parfois sur de longues distances pour être déposées dans des monocultures peu satisfaisantes pour leurs besoins. Elles sont par ailleurs soumises à une exposition répétée aux pesticides utilisés dans ces monocultures. Si le simple bon sens permet de déduire que ce traitement n’est pas favorable à l’équilibre et à la santé des colonies, cela n’avait pas été appuyé par la science. C’est désormais chose faite. Des chercheurs de l’Université de Caroline du Nord ont mis en avant le fait que les abeilles des colonies utilisées commercialement pour la pollinisation ont une durée de vie réduite d’une journée, ce qui est beaucoup à l’échelle de la vie d’une butineuse. Pour les chercheurs, le stress engendré par les migrations s’ajoute aux pratiques mortifères de l’agriculture intensive et aux assauts des parasites et pathogènes. Qu’il s’agisse de transhumances sur de courtes ou sur de longues distances, les effets du stress semblent les mêmes.

Références:

Simone-Finstrom, M., Li-Byarlay, H., Huang, M. H., Strand, M. K., Rueppell, O., & Tarpy, D. R. (2016). Migratory management and environmental conditions affect lifespan and oxidative stress in honey bees. Scientific Reports6, 32023.

http://www.nature.com/articles/srep32023

 

 

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