L’utilisation des pesticides en Wallonie

      3 commentaires sur L’utilisation des pesticides en Wallonie

diantonio-valeriane2015WALLONIE – « L’utilisation des pesticides en Wallonie était le thème d’une table ronde à laquelle le Ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio a participé ce vendredi au salon Valériane à Namur.
À cette occasion, le Ministre Di Antonio a fait le point sur les modifications législatives en cours. Le Gouvernement wallon vient en effet d’adopter en 1ère lecture le projet de révision du décret « pesticides » du 10 juillet 2013.
Ce texte habilite le Gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires visant à restreindre ou interdire l’usage des pesticides particulièrement préoccupants pour l’environnement et la nature. Le glyphosate, classé comme cancérogène probable par le Centre international de recherche sur le cancer, et les néonicotinoïdes sont les premières substances visées.
Ce décret permettra également d’imposer des obligations au personnel de vente des pesticides visés pour informer et encadrer au mieux l’utilisateur final (précautions à prendre, caractère préoccupant du produit, mise sous clé du produit en magasin,…). Cette mesure vise spécifiquement les particuliers qui utilisent trop souvent ces produits sans protection et en surdose.
Pour rappel, la législation wallonne prévoit déjà des mesures de protection à l’égard des produits phyto.
Les espaces publics sont ainsi amenés à diminuer depuis juin 2014 leur utilisation des produits phytopharmaceutiques pour atteindre le zéro phyto à partir de juin 2019.
Des mesures pour la protection des groupes vulnérables et des eaux (ex : zone tampon le long des cours d’eau) et de sensibilisation sont également d’application.
Enfin, une certification des connaissances (phytolicence) sera exigée pour tous les utilisateurs de produits phyto à partir du 25 novembre 2015. »

3 thoughts on “L’utilisation des pesticides en Wallonie

  1. Bléser Albert

    Tous les grands utilisateurs agriculteurs, fruiticulteur etc… de produits phyto possèdent la phytolicence. Ils font toujours comme si à l’avenir ce sera plus difficile d’obtenir les autorisations, alors que tout est déjà fait ! Et la soit disant mise sous clé des produits dans les magasins, tout cela est de la poudre aux yeux pour continuer tant qu’on le peut encore à vendre autant de produits qu’avant. C’est l’interdiction pure et simple qui doit être votée et les produits restants, retirés et détruit, mais cela aucun gouvernement n’en a eu le courage jusqu’à présent. Nous avons dans plusieurs pays le ministre de l’environnement qui veut retirer les pesticide ( pour faire semblant) et le ministre de l’agriculture qui dit que l’on ne peut économiquement pas se passer de pesticides et à la fin c’est toujours du côté du pognon que la pièce tombe. Le grenelle de l’environnement en France devait diviser l’utilisation des pesticides par deux en cinq ans je crois; ils ont au contraire augmentés de 12 à 20 % jusqu’à présent
    Cherchez l’erreur.

  2. DINSART

    Bonjour à tous,
    Je sais que la critique est aisée. je sais aussi que les ministres, si attentifs qu’ils soient, n’ont pas tous les pouvoirs pour agir mieux. Depuis quelques années, on entend ici et là quelques prises de positions qui vont dans le bon sens. Mais je continue à penser que ce que le ministre envisage est loin très loin de résoudre quoi que ce soit pour lutter contre le dépérissement des abeilles. Toutes ces mesures ressemblent à un courant d’air, sympathique, certes, mais qui ne résoudra rien de fondamental. les mesures de « gentilles précautions » envisagées sont positives, mais ce que les abeilles attendent pour survivre c’est ni plus ni moins que l’interdictions totale des néonicotinoïdes . On peut rêver!
    Un apiculteur multi sinistré.

  3. DINSART

    Bonjour à tous,
    Je sais que la critique est aisée. je sais aussi que les ministres, si attentifs qu’ils soient, n’ont pas tous les pouvoirs pour agir mieux. Depuis quelques années, on entend ici et là quelques prises de positions qui vont dans le bon sens. Mais je continue à penser que ce que le ministre envisage est loin très loin de résoudre quoi que ce soit pour lutter contre le dépérissement des abeilles. Toutes ces mesures ressemblent à un courant d’air, sympathique, certes, mais qui ne résoudra rien de fondamental. les mesures de « gentilles précautions » envisagées sont positives, mais ce que les abeilles attendent pour survivre c’est ni plus ni moins que l’interdictions totale des néonicotinoïdes . On peut rêver!
    Un apiculteur multi sinistré.

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